« Entreprise et intérêt général », tel est l’intitulé de la mission lancée par le Gouvernement pour redéfinir la place de l’entreprise dans la société. Les ETI, entreprises de long terme, familiales et ancrées dans leurs territoires sont intéressées au premier titre par ce débat. Par Philippe d’Ornano, président de Sisley et Frédéric Coirier, président de Poujoulat, tous deux co-présidents du Mouvement des entreprises de taille intermédiaire (Meti).

À condition qu’il soit concret, mené avec méthode et se fonde sur un diagnostic précis. Emploi, formation, épargne salariale, association des salariés, mécénat des entreprises, RSE : où en sont PME, ETI, et grands groupes ? Cette radiographie aurait comme mérite d’arrimer ce débat à la réalité. Elle permettrait de résister à une certaine passion française pour les formules généreuses aux conséquences juridiques à la fois dangereuses et s’éloignant des objectifs premiers. Car un tel débat ne vaut que s’il débouche sur des outils permettant aux entreprises de faire davantage pour leur communauté de travail et leurs territoires. Dans cette perspective, le METI avance trois propositions :

Sur l’association des salariés à la performance tout d’abord. Avec ses mécanismes d’épargne salariale, la France est dotée d’un des systèmes les plus diversifiés et les plus souples au monde. Malheureusement, celui-ci a étaité́ ces dix dernières années fragilisé par une taxation nouvelle. Pour le redynamiser, nous proposons d’exonérer de forfait social, aujourd’hui à 20%, les politiques volontaristes d’intéressement, de participation et d’actionnariat salarié. Cette mesure aurait un impact considérable sur le pouvoir d’achat des Français… lire la suit

Publie par LA TRIBUNE le 27 février 2018