L’ISF : solidaire, confiscatoire… ou simplement symbolique ?En 2015, 342 942 contribuables ont été concernés par l’ISF.

Dans un monde où les repères idéologiques apparaissent de plus en plus fragiles, heureusement, il y a l’ISF : l’Impôt de solidarité sur la fortune. Une véritable balise pour se situer sur l’échiquier politique. Vous êtes pour sa suppression : c’est donc que vous êtes de droite. Vous défendez son maintien, voire son renforcement : vous voilà catalogué à gauche. Il suffit de voir comment se positionnent les candidats à la présidentielle sur ce sujet pour attester de la validité de ce marqueur. Cette crispation autour de l’ISF rend difficile son évaluation.

Ce que l’on sait, c’est qu’il s’applique à partir d’1,3 million d’euros de patrimoine, qu’il est progressif, qu’il a concerné 342 942 contribuables en 2015, rapporté 5,22 milliards d’euros à l’Etat, et que certains dispositifs légaux permettent de l’alléger. Pour le reste, cela tourne souvent à la bataille de chiffonniers. Confiscatoire et contre-productif pour les uns, instrument de solidarité et de justice fiscale pour les autres. Trop cher à recouvrir, trop complaisant avec les plus fortunés…difficile de se faire une idée.

‘’ISF : une question de principes ?’’

 Intervenants:
  • Nicolas Duvoux : Professeur de sociologie à l’université Paris 8 Vincennes Saint Denis, rédacteur en chef de La Vie des Idées.fr et membre de l’Observatoire national de la Pauvreté et de l’Exclusion sociale
  • Alexandre Montay : délégué général du METI (Mouvement des entreprises de taille intermédiaire)
  • Sandra Hazan : Avocate fiscaliste
  • Vincent Drezet : fiscaliste, ex-secrétaire général de Solidaire finances publiques.