Elizabeth Ducottet, PDG de Thuasne et Marie-Christine Coisne-Roquette, PDG de Sonepar

Nos entreprises créées il y a de nombreuses décennies doivent faire face à un obstacle majeur pour continuer à se développer : une fiscalité française hors normes. Hors normes, car dans sa conception, elle taxe les résultats dégagés par l’entreprise, puis au niveau de l’actionnaire, elle pèse sur les dividendes, les plus-values et le patrimoine avec un impôt de solidarité sur la fortune, pouvant être confiscatoire.

Avec un taux de 33,33 % auquel s’ajoutent diverses contributions additionnelles (pour atteindre près de 38 %), l’impôt sur les sociétés françaises est l’un des plus élevés de l’Union européenne, voire de l’OCDE.

Ce niveau d’imposition a de graves conséquences pour l’attractivité de notre territoire, alors que la quasi-totalité des autres pays développés ont fortement réduit le taux de cet impôt (nettement inférieur à 25 % au sein de l’Union européenne). La France doit s’aligner sur cette moyenne pour rester attractive. Il est encore temps d’agir, mais il faut faire vite et fort.

Déconnecté de toute réalité économique

Développer les entreprises et maintenir l’emploi passe par l’accroissement des fonds propres. Il est impératif d’attirer et de conserver des actionnaires, notamment de long terme, comme le colloque du 14 juin de l’Association nationale des sociétés par actions (ANSA) l’a démontré. Chez Thuasne, comme chez Sonepar, nos politiques de distribution des résultats sont conçues de manière à garantir la pérennité de la…
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