Des ETI qui restent confiantes face au défi pressant de la compétitivité.

Malgré un environnement économique qui reste difficile et instable, les entreprises de taille intermédiaire (ETI) françaises restent relativement confiantes sur leur compétitivité. C’est ce qui ressort de la 2ème édition du Baromètre Amundi, ASMEP-ETI et Option Finance réalisé par Aloa Consulting. Lancé en septembre dernier, ce Baromètre livre trois enseignements principaux :

1- Un environnement  toujours beaucoup trop complexe 

Pour plus de 70% des dirigeants d’ETI (+ 8 points par rapport à septembre 2014), le constat reste unanime : le poids de la fiscalité (taxes et impôts + taxes sectorielles) s’est encore alourdi au cours des 12 derniers mois.  Ainsi, malgré la mise en œuvre du Pacte de Responsabilité, la baisse de la fiscalité reste plébiscitée par 62% des ETI pour renforcer leur compétitivité (+ 5 pts vs V1) et reste toujours la priorité n°1 face aux autres mesures. La baisse du cout du travail comme facteur de compétitivité est également cité par 39% des ETI, même s’il convient de noter que les dirigeants d’ETI estiment ce dernier moins important que lors du baromètre de septembre (vs 60%, soit une baisse de 21pts vs V1). Enfin, l’environnement de taux bas conduit 1 dirigeant d’ETI sur 3 à faire évoluer ses placements de trésorerie : la préservation du capital reste une priorité pour  83% d’entre eux, et, dans une logique de performance,  plus du tiers des ETI a allongé ses durées de placement

2- Les relations avec les pouvoirs publics restent compliquées

71% des dirigeants d’ETI estiment que la compétitivité de leur entreprise s’est améliorée au cours des 12 derniers mois (quand 1 sur 4, pense le contraire). Par ailleurs, si 68% des dirigeants d’ETI (chiffre en hausse de 9pts) se sentent davantage en confiance dans leur relation avec l’administration, seuls 42% d’entre eux, (+7pts) estiment que les mesures réglementaires actuelles contribueraient à l’amélioration de leur compétitivité.

Si le Crédit Impôt-Compétitivité-Emploi (CICE) est perçu comme un point positif par 70% (+1pts) des ETI et influence même 43% d’entre elles (+7pts) sur leurs décisions d’investissement, l’effet sur l’emploi reste toutefois très modéré. 

3- Une confiance solide dans leur performance et une volonté d’y associer les salariés

85% (+10pts) des ETI restent confiantes dans l’évolution de leur activité pour les 12 prochains mois. Pour assurer leur propre compétitivité, bien que la production reste la priorité des futurs investissements pour 54% des ETI (en baisse de 8pts), le marketing et la communication progressent fortement et deviennent une priorité d’investissement pour 48% des ETI (chiffre en hausse de 14pts), voire l’investissement numéro 1 dans le secteur des services.  La question du financement n’est pas un problème, puisque plus de 80% des entreprises interrogées estiment disposer de moyens nécessaires pour financer ces investissements, que ce soit par autofinancement (87%, +8pts) ou par endettement (81%, +8pts), même si ces entreprises privilégient toujours l’emprunt bancaire.

Enfin, l’association des collaborateurs à la performance de l’entreprise apparaît comme une priorité pour les ETI. 100% des ETI interrogées souhaite mettre en place ou renforcer les outils disponibles sur le long terme. En outre, la formation (37%), les primes, l’intéressement et l’épargne salariale sont également des outils que les ETI projettent de mettre en place dans les 12 prochains mois. Enfin, 47% (+17pts) des dirigeants interrogés ont déjà mis en place un plan d’épargne retraite.

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Retrouvez la chronique “Tout info, Tout éco” du 16 février 2015 sur France Info: